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21 mai 2020

Le gouvernement français acte la fin du franc CFA

Le projet de loi entérinant la fin du franc CFA dans la zone UEMOA a été adopté mercredi en Conseil des ministres, un texte très attendu par les pays de l'Union monétaire ouest-africaine.

 

Ce texte valide la transformation du franc CFA, qui deviendra l'Eco, en maintenant la parité fixe avec l'Euro, ainsi que la fin de la centralisation des réserves de change des Etats d'Afrique de l'ouest auprès du Trésor français.

La fin du franc CFA résulte de l'accord de coopération signé le 21 décembre 2019 entre le président français Emmanuel Macron et les gouvernements des Etats membres de l'Union monétaire ouest africaine, qui avaient annoncé cette réforme historique de la coopération monétaire entre la France et ces Etats africains.

Le 21 décembre, le président ivoirien Alassane Ouattara avait annoncé, en présence du président français, que huit pays d'Afrique de l'Ouest et la France avaient décidé de cette réforme d'envergure du franc CFA, qui va changer de nom pour s'appeler l'Eco en 2020. Le franc CFA était "perçu comme l'un des vestiges de la Françafrique",

avait alors déclaré Emmanuel Macron.

La Banque centrale des Etats d'Afrique de l'Ouest (BCEAO) ne devra plus déposer la moitié de ses réserves de change auprès de la Banque de France, obligation qui était perçue comme une dépendance humiliante vis-à-vis de la France par les détracteurs du franc CFA.

A été également décidé le retrait de la France des instances de gouvernance dans lesquelles elle était présente.

La parité fixe avec l'euro du franc CFA, le futur Eco, doit être maintenue (1 euro = 655,96 francs CFA). Ce point est appelé à évoluer lorsque la monnaie commune ouest-africaine verra le jour.

La réforme a été négociée tout au long du second semestre 2019 entre la France et les huit pays de l'Union Economique et Monétaire Ouest Africaine (UEMOA): Bénin, Burkina Faso, Côte d'Ivoire, Guinée-Bissau, Mali, Niger, Sénégal et Togo. Elle ne concerne pas pour l'instant les six pays d'Afrique centrale qui utilisent le franc CFA mais forment une zone monétaire distincte.

AFP

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Le gouvernement français acte la fin du franc CFA

Le projet de loi entérinant la fin du franc CFA dans la zone UEMOA a été adopté mercredi en Conseil des ministres, un texte très attendu par les pays de l'Union monétaire ouest-africaine.

Ce texte valide la transformation du franc CFA, qui deviendra l'Eco, en maintenant la parité fixe avec l'Euro, ainsi que la fin de la centralisation des réserves de change des Etats d'Afrique de l'ouest auprès du Trésor français.

La fin du franc CFA résulte de l'accord de coopération signé le 21 décembre 2019 entre le président français Emmanuel Macron et les gouvernements des Etats membres de l'Union monétaire ouest africaine, qui avaient annoncé cette réforme historique de la coopération monétaire entre la France et ces Etats africains.

Le 21 décembre, le président ivoirien Alassane Ouattara avait annoncé, en présence du président français, que huit pays d'Afrique de l'Ouest et la France avaient décidé de cette réforme d'envergure du franc CFA, qui va changer de nom pour s'appeler l'Eco en 2020. Le franc CFA était "perçu comme l'un des vestiges de la Françafrique",

avait alors déclaré Emmanuel Macron.

La Banque centrale des Etats d'Afrique de l'Ouest (BCEAO) ne devra plus déposer la moitié de ses réserves de change auprès de la Banque de France, obligation qui était perçue comme une dépendance humiliante vis-à-vis de la France par les détracteurs du franc CFA.

A été également décidé le retrait de la France des instances de gouvernance dans lesquelles elle était présente.

La parité fixe avec l'euro du franc CFA, le futur Eco, doit être maintenue (1 euro = 655,96 francs CFA). Ce point est appelé à évoluer lorsque la monnaie commune ouest-africaine verra le jour.

La réforme a été négociée tout au long du second semestre 2019 entre la France et les huit pays de l'Union Economique et Monétaire Ouest Africaine (UEMOA): Bénin, Burkina Faso, Côte d'Ivoire, Guinée-Bissau, Mali, Niger, Sénégal et Togo. Elle ne concerne pas pour l'instant les six pays d'Afrique centrale qui utilisent le franc CFA mais forment une zone monétaire distincte.

AFP

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19 mai 2020

vers la dispensation des cours à distance

    Le ministre de l’Enseignement supérieur, Bruno Jean-Richard Itoua, a évoqué le 18 mai à Brazzaville, l'option de dispenser les cours à distance à l’Université Marien-Ngouabi, en cette période d'état d'urgence sanitaire décrété dans le cadre de la lutte contre le coronavirus (Covid-19).


     

    « Dans les amphithéâtres universitaires, les étudiants de premier cycle sont dans l’ordre de deux mille et plus. Donc, il sera difficile de respecter la distanciation sociale d’un mètre. La force de pouvoir reprendre les enseignements dans un ou deux mois, c’est forcément d’envisager l’enseignement à distance », a indiqué le ministre de l’Enseignement supérieur.       

    Selon le plan de riposte sous-sectoriel décliné, les enseignements vont se faire par paliers dans le secteur public ou privé pour éviter le risque d’une année blanche.  

    Depuis quatre ans, les cadres du ministère avaient mis en place un plan de numérisation des enseignements et proposé la création de l’université virtuelle du Congo. « Sur le plan technologique, ce projet est prêt, il ne reste qu’à le mettre en œuvre, c’est-à-dire la mise en place de certaines structures, le recyclage des enseignants, la disponibilité d’accès à internet pour les enseignants, les étudiants et autres. Deux mois seraient suffisants pour entamer ce projet si nous avons la ressource financière », a expliqué le ministre Bruno Jean-Richard Itoua.  

    Le projet cible également les enseignements en ligne, les vidéo-conférences et la création des espaces publics ouverts ainsi que des points d’accès à internet dans les principales villes du pays.

    Selon un rapport déposé auprès du ministre, sur les onze établissements d’enseignement supérieur que compte l’Université Marien-Ngouabi, neuf ont terminé leurs cours du premier semestre. Par contre les instituts et écoles privés de niveau supérieur ainsi que le Centre informatique de recherche de l’armée et de la sécurité (CIRAS) et le Centre inter-Etats d'enseignement supérieur en santé publique d'Afrique centrale (Ciespac) n’ont pas encore fait parvenir leur situation pédagogique et académique au ministre de tutelle. 

    « L’année académique compte deux semestres. Il faut que tous les établissements d’enseignement supérieur finissent leur premier semestre.  La décision de la reprise est du ressort du gouvernement, de l’avance de notre riposte à l’épidémie et de l’efficacité des mesures prises. Mais nous travaillons pour commencer le deuxième semestre à partir du mois de septembre », a précisé le ministre de l’Enseignement supérieur.       

    Il a, par ailleurs, confirmé le paiement de la bourse, l’octroi d’une allocation aux étudiants non-bousiers et la distribution des ordinateurs portables à certains étudiants afin qu'ils soient connectés.  

    Fortuné Ibara

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    17 mai 2020

    Clément Mouamba

    Selon le chef du gouvernement congolais : Le Peuple congolais est témoin des efforts déployés 

    par le Gouvernement, avant et après l’apparition du 

    premier cas de Covid-19 dans notre pays le 14 mars 

    2020, efforts tendant à limiter les dégâts de la 

    pandémie dans notre pays.

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    Covid-19 : le gouvernement congolais opte d'un déconfinement par échelon

    Le premier ministre congolais Clément Mouamba, chef du gouvernement a présent, le 16 mai à Brazzaville un plan de déconfinement progressif qui se fera selon les zones. Brazzaville et pointe noire qui sont l'épicentre de la pandémie constitue la première zone et la deuxième zone sont occupées par les dix autres départements du pays.
             

    Après 46 jours de confinement total, la Coordination nationale de gestion de la pandémie à coronavirus Covid-19, dans un souci d’équilibre entre l’intérêt sanitaire du Peuple Congolais et la survie économique et sociale de la Nation, a décidé, sous la très haute autorité du Président de la République, du déconfinement progressif et par paliers, au terme de sa troisième réunion, tenue le jeudi 14 mai dernier.
             
    D'après le premier ministre Clément Mouamba, le Peuple congolais est témoin des efforts déployés par le Gouvernement, avant et après l’apparition du premier cas de Covid-19 dans notre pays le 14 mars 2020, efforts tendant à limiter les dégâts de la pandémie dans notre pays :<<Nous savons que la situation épidémiologique de la pandémie dans notre pays ne laisse aucune place, au renoncement des mesures-barrières et au relâchement dans les comportements préventifs, individuels et collectifs. Selon nos experts, le virus est encore là. Nous devons apprendre à vivre avec lui en le traquant jusqu’à son éradication totale. >> A il déclaré.
           
      A 412 cas , 110 guéries et 15 décès, ces données épidémiologiques montrent que le pays est au stade de circulation active du virus. Voilà pourquoi la décision de déconfiner, devrait être accompagnée de la mise en œuvre diligente de mesures visant à garantir son succès. 
    Parmi ces mesures, il y a : la libre circulation des véhicules personnels ne transportant pas plus de quatre (4) personnes, y compris le chauffeur pour les berlines et pas plus de cinq (5) personnes dont le chauffeur pour les 4X4 ayant deux banquettes arrières ; la reprise des transports en commun intra-urbains.
             La circulation des véhicules de transport en commun est conditionnée par : le port obligatoire du masque pour les chauffeurs, les contrôleurs et les passagers ; la limitation du nombre des passagers à dix (10) dans les bus de type "Hiace", à deux (2) passagers assis par rangée dans les bus "Coaster", à trente (30) passagers assis dans les petits bus de la STPU et à cinquante (50) passagers assis dans les grands bus de la STPU ; enfin à trois (3) passagers, y compris le chauffeur pour les taxis ; la mise à disposition permanente du gel hydroalcoolique pour le chauffeur et le contrôleur dans tous les bus et taxis et la reprise du transport aérien des passagers entre Brazzaville et Pointe-Noire est différée à une date ultérieure etc.
             Demeurent en vigueur, un couvre-feu de 20h à 05h du matin sur l’ensemble du territoire national, qui a été prorogé jusqu’au 31 mai 2020 dans le cadre de l’état d’urgence sanitaire ; la fermeture des frontières aériennes, terrestres, fluviales et maritimes, sauf pour des avions cargo, des véhicules et des bateaux transportant des marchandises. Au maintien de la fermeture des frontières s’ajoute :  l’interdiction de déplacement des habitants de Brazzaville et de Pointe-Noire d’une ville à une autre et aussi vers les autres localités du pays, sauf en cas de nécessité impérieuse ayant fait l’objet d’un ordre de mission ou de service, ou encore de la délivrance d’une attestation de déplacement dérogatoire par l’autorité compétente.
         

       
    Ainsi, pour Jacqueline Lydia Mikolo, ministre de la santé du Congo Brazzaville , << Le déconfinement progressif ne veux pas dire le retour à nos habitudes d'avant Coronavirus, il ne veux pas non plus dire que la maladie à disparue dans notre pays. Elle continue plutôt à circuler dans notre pays et nous devrions être encore plus vigilant parceque avec le retour des activités le virus va trouver des véhicules supplémentaires pour circuler.>>

            Pour conclure ses propres, Clément Mouamba à déclarer que le Gouvernement n’hésitera pas à suggérer au Président de la République, Chef de l’Etat, de rétablir le confinement dans une localité ou sur l’ensemble du territoire national, si était constatée une flambée de l’épidémie dans une ville ou dans plusieurs localités du pays en même temps.

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    30 mars 2020

    Joachim Yhombi-Opango une illustration sous licence libre serait bienvenue Fonctions Premier Ministre de la république du Congo

    Joachim Yhombi-Opango
    Joachim Yhombi-Opango
    une illustration sous licence libre serait bienvenue
    Fonctions
    Premier Ministre de la république du Congo
     - 
    Président de la République du Congo
     - 
    Biographie
    Naissance
    Voir et modifier les données sur Wikidata (81 ans)
    OwandoVoir et modifier les données sur Wikidata
    Nationalité
    Formation
    Activités
    Conjointe
    Autres informations
    Parti politique
    Grades militaires
    Lieutenant (depuis )
    Commandant (depuis )
    Colonel (depuis )
    Général de brigade (depuis )Voir et modifier les données sur Wikidata

    Joachim Yhomby-Opango est un général et homme politique congolais, né le  à Fort-Rousset, président de la République populaire du Congo de 1977 à 1979.

    BiographieModifier

    Famille


    Modifier

    Jacques Joachim Yhombi-Opango naît le  à Owando, alors appelé Fort-Rousset, dans la région de la Cuvette, au centre de la République du Congo. Ses parents sont de l'ethnie kouyou. Il est marié à Marie-Noëlle et père d'une nombreuse progéniture. Ses parents sont assassinés à Owando durant la guerre civile en 1997.

    Carrière militaireModifier

    De 1947 à 1954, il fréquente l'école primaire de Fort-Rousset. À partir de l'année 1954, il est enfant de troupe à l'École militaire préparatoire Général Leclerc de Brazzaville. Il en sort en 1957 avec le grade de sergent.

    Entre 1957 et 1960, il sert au Tchad.

    De 1960 à 1962, il suit une formation d'officier en France, à l'École militaire interarmes de Saint-Cyr, promotion colonel Bourgoin. Il en sort avec le grade de lieutenant. De façon constante, depuis l'école primaire de Fort-Rousset jusqu'à Saint-Cyr, il a pour compagnon d'études, Marien Ngouabi, auquel des liens de parenté l'unissent.

    De retour au Congo, il est nommé en septembre 1963 commandant de la première compagnie, puis du premier bataillon congolais.

    En 1965, il est nommé Chef du cabinet militaire du Président Massamba-Débat.

    En 1968, il est en poste à Moscou comme attaché militaire depuis deux ans, lorsque le capitaine Ngouabi supplante le Président Massamba-Débat. Rappelé à Brazzaville, il est nommé en août 1968 commandant du bataillon des paracommandos.

    En septembre 1969, il est nommé Chef d'État-major Général avec le grade commandant. À ce poste, son intervention est décisive pour faire échouer le putsch du lieutenant Diawara le .

    En janvier 1973, il est nommé colonel.

    En octobre 1973, il est remplacé à la tête de l'armée par le capitaine Tsika Kabala et est nommé Inspecteur général des forces armées.

    En janvier 1978, Yhombi-Opango devient général de brigade. Il est le premier officier Congolais élevé à ce grade.

    Les débuts en politiques (1969-1977)Modifier

    Yhombi-Opango entre au Comité Central dès la création du Parti congolais du travail (PCT) en décembre 1969.

    En juillet 1974, il est nommé Ministre délégué auprès du Président de la république, chargé de la Défense et de la Sécurité et des Postes et Télécommunications, en cumul de ses fonctions d'Inspecteur général des forces armées.

    Lors de la session extraordinaire du Comité Central du PCT de décembre 1975 qui procède à la radicalisation de la révolution congolaise, il est exclu du Comité central en même temps que Martin M'beri, et démis de son poste d'Inspecteur Général des armées. Il est ensuite nommé Directeur de la Régie Nationale des travaux Publics.

    Le , il se trouve à Owando pour l'inauguration d'un tronçon routier, au moment de l'assassinat du Président Ngouabi.

    La Présidence de la République (1977-1979)Modifier

    Dans la nuit du , réuni d'urgence, l'État Major Spécial Révolutionnaire (EMSR), organe suprême du Parti, décide de sa propre dissolution et de l'institution d'un Comité Militaire du Parti chargé de gérer la crise. Au cours de la même nuit, le Comité Central du PCT entérine la décision. La mission du CMP est d'organiser les obsèques du Président et de diriger l'État jusqu'à la mise en place d'institutions définitives. Yhombi-Opango en est un des onze membres. Le décès de Marien Ngouabi et la mise en place du CMP sont annoncés officiellement le 19 mars. Il organise la veillée mortuaire des proches du président défunt à son domicile de Mpila.

    Dans les jours suivants, une cour martiale est chargée de juger ceux que la Commission d'enquête désigne comme auteurs ou complices. Alphonse Massamba-Débat, présenté comme l'instigateur du complot contre son successeur, est condamné à mort. L'ancien Président de la République est exécuté dès le . Le lieutenant Mboro, le caporal Ontsou et plusieurs membres de la garde présidentielle sont également passés par les armes. Le capitaine Barthélemy Kikadidi, rayé des cadres de l'armée par Marien Ngouabi en 1970, chef du commando selon la version officielle, est condamné à mort par contumace. Les obsèques de Ngouabi se tiennent le .

    Le , le Comité Militaire du Parti communique sa structure définitive. Joachim Yhombi-Opango en est le numéro un et devient le quatrième Président de la République du Congo.

    Le  le CMP promulgue un Acte fondamental de 24 articles qui modifie plusieurs dispositions de la constitution. L'Assemblée Nationale est dissoute. Ses pouvoirs et ceux du Comité Central du PCT sont transférés au CMP. Le même jour, Louis Sylvain-Goma est confirmé au poste de Premier Ministre et forme le nouveau gouvernement.

    Le 6 avril, il prête serment comme Président de la République du Congo. Il déclare œuvrer dans la ligne de Marien Ngouabi pour l'édification d'une société socialiste. Dans la pratique, une inflexion à droite est notable durant son mandat. Les rapports avec la France, exécrables sous Ngouabi, s'améliorent et les relations diplomatiques sont rétablies avec les États-Unis, après 13 ans de rupture.

    Il s'efforce de restaurer la rigueur et l'efficacité dans l'administration publique. Le moindre manquement est réprimé chez les fonctionnaires. La perception des impôts et des droits de douanes est menée de façon impitoyable. Cependant, les difficultés financières de l'État, apparues au cours des deux dernières années de la présidence de Ngouabi, compliquent la tâche du nouveau régime. L'État peine à tenir ses engagements (salaires, dette, etc). L'heure est à l'austérité. Le gouvernement expulse les résidents illégaux et exproprie les commerçants ouest-africains qui, pour la plupart, sont dans ce cas.

    Sur le plan politique, le régime est autoritaire, de type policier. Un couvre-feu est en vigueur dans tout le pays, à partir de 18h00. Par la suite, il est porté à minuit. Les complices de l'assassinat de Marien Ngouabi (du moins ceux qui sont présentés comme tels) sont traqués sans relâche.

    Le , une Cour révolutionnaire d'exception ouvre le procès de 42 personnes, impliquées dans l'assassinat de Marien Ngouabi (en plus de ceux déjà condamnés par la cour martiale de 1978). Après un mois de débats, dix des accusés sont condamnés à mort. Tous sont originaires de la région du Pool et faisaient partie de l'entourage de Massamba-Débat. Sollicité, il leur refuse la grâce présidentielle. Dans la nuit du 6 au 7 au février 1978, ils sont exécutés. Diverses peines sont prononcées contre les autres accusés, proches de Massamba-Débat ou membres de la sécurité de Marien Ngouabi.

    Quelques jours après l'exécution des condamnés, dans la nuit du 13 au , le capitaine Kikadidi, considéré comme le chef du commando qui a assassiné Marien Ngouabi, et dans la clandestinité depuis près d'un an, est repéré dans le quartier de Makelekele où il se terrait, et est abattu.

    Le , le CMP dénonce un vaste complot en préparation, d'inspiration américaine. Une douzaine de personnes, dont Félix MouzabakaniBernard KolelasPatrice Mfina-MatsionaDieudonné MiakassissaAlphonse Nzingoula et André Loufoua, est arrêtée. Les festivités prévues pour la fête nationale, le 15, sont annulées. Le procès des prétendus conspirateurs n'aura jamais lieu.

    Courant 1978, le climat se détériore au sein du CMP. Le capitaine Pierre Anga publie un document intitulé "Ce qui nous divise et les moyens de conjurer une crise dans un processus révolutionnaire", qui dénonce des manœuvres souterraines de Dénis Sassou N'Guesso en vue de supplanter Yhombi-Opango et met en lumière son incurie comme ministre de la défense dans la protection du Président Ngouabi le . Sassou N'Guesso, premier vice-président du CMP, exige et obtient la suspension d'Anga du CMP pour diffamation.

    Sassou N'Guesso, responsable des activités du parti et Ministre de la Défense, allié à Thystère-Tchicaya, l'ancien numéro deux sous Ngouabi, pousse les organisations de masse du PCT (syndicat unique, jeunesse et femmes) à exiger une session extraordinaire du Comité central du PCT, en sommeil depuis l'institution du CMP.

    Yhombi-Opango, que son style martial et une communication déficiente, aux antipodes de celle de son prédécesseur, éloignent des populations, pâtit également d'une campagne de dénigrement menée par le clan Sassou N'Guesso, à travers des tracts qui dénoncent son train de vie et le mettent en cause dans l'assassinat de Ngouabi.

    Devant l'agitation croissante dans le pays, il est contraint de convoquer le Comité Central. Le , dès le premier jour de la session, le Comité Central du PCT dépose le CMP et Yhombi-Opango est démis de sa fonction de Président de la République. Dénis Sassou N'Guesso le remplace, à titre provisoire, dans l'attente du congrès extraordinaire du PCT en mars 1979.

    La traversée du désert (1979-1990)Modifier

    Le , il est arrêté et mis en résidence surveillée à la "Cité des 17", au Nord-Ouest de Brazzaville. Des militaires proches de lui, dont Jean-Michel Ebaka et Pierre Anga, sont également arrêtés. Il est exproprié de ses biens, notamment sa résidence de Mpila. En novembre 1984, après plus de 5 ans de détention sans jugement, il est libéré. Il se retire à Owando. En juillet 1987, il est de nouveau arrêté. Il lui est reproché d'avoir fomenté le renversement de son successeur, Sassou N'Guesso. Plusieurs personnalités militaires et civiles, de l'ethnie kouyou pour la plupart, sont également appréhendées (Henri Eboundit, Jean-Michel Ebaka, Lecas Atondi-Momondjo, …). Le capitaine Anga, refuse de se laisse arrêter et se réfugie dans la forêt proche d'Ikonongo. Il est abattu un an plus tard par l'armée.

    En août 1990, le contexte international et la pression intérieure, notamment la fronde du syndicat unique, contraignent le régime de Sassou N'Guesso à amorcer la démocratisation de la vie publique. Yhombi-Opango retrouve la liberté, comme tous les autres prisonniers politiques. Dans la foulée, il intente un procès à l'État pour l'expropriation de ses biens après son renversement. Il le gagne et récupère tous ses biens. Les dommages et intérêts s'élèvent à près de 1 milliard de francs CFA.

    Deuxième carrière politique (1990-1997)Modifier

    Il crée à la fin de 1990 le Rassemblement pour la Démocratie et le Développement (RDD). Les principales personnalités qui le rejoignent sont Jacques OkokoSaturnin OkabeMarius Mouambenga et Anaclet Tsomambet. Son parti prend part à la Conférence et se positionne dans l'opposition au régime de Sassou-Nguesso. Le RDD appuie l'élection d'André Milongo au poste de Premier Ministre, et place deux ministres dans le gouvernement de transition. En 1992, Yhombi-Opango est élu député d'Owando. À l'élection présidentielle de 1992, il termine sixième avec 5 % des voix, récoltés principalement auprès de l'électorat issu du Nord du pays.

    Le RDD entre dans la coalition de gouvernement conduite par l'UPADS du nouveau Président de la République Pascal Lissouba. Yhombi-Opango préside la mouvance présidentielle et à ce titre signe l'accord pouvoir-opposition du , après la dissolution de l'Assemblée Nationale.

    La mouvance présidentielle gagne les élections législatives anticipées de 1993, et lui-même est réélu député d'Owando. Cependant la coalition URD-PCT conteste les résultats dans plusieurs circonscription. Pascal Lissouba le nomme Premier Ministre le . L'opposition, qui a boycotté le second tour, puis appelé à une désobéissance civile, forme un gouvernement parallèle, dirigé par Jean-Pierre Thystère-Tchicaya. Celui-ci n'aura qu'une existence éphémère.

    Il commence son mandat dans un climat d'insurrection. Pendant plusieurs mois, les milices des deux camps commettent tueries et pillages dans le pays. En janvier 1994, à la suite d'accords politiques et de l'arbitrage d'un collège de juristes africains, la mouvance présidentielle est confirmée dans victoire électorale. Il peut enfin gouverner dans un climat relativement apaisé.

    Cependant, les recettes de l'État sont insuffisantes et la dévaluation de 50 % du franc CFA début 1994 limite sa marge de manœuvre. Sous l'égide des institutions de Bretton-Woods, il met en œuvre la réduction des dépenses publiques, notamment le recensement des agents de l'État, qui met au jour plusieurs fonctionnaires fantômes, et suppression de la journée de travail du samedi (avec réduction conséquente de la rémunération). En dépit de ses actions, le gouvernement peine à honorer ses engagements s'agissant de la dette publique intérieure et accumule les mois de salaire impayés. Cet état de fait accentue la paupérisation des fonctionnaires. La corruption atteint des proportions inquiétantes.

    Parallèlement, l'infrastructure sociale du pays continue de se dégrader. La santé publique et de l'éducation nationale, affectées par la clochardisation de leurs agents, le délabrement des installations et du matériel et des grèves sectorielles, sont les domaines les plus touchés.

    L'armée est secouée de mutineries, dont la portée est cependant limitée.

    Courant 1996, Pascal Lissouba, soucieux de sa réélection, est à la recherche d'un second souffle. Il le remplace par Charles David Ganao, le . Son bilan à la tête du gouvernement est très mitigé.

    En lot de consolation, il est nommé Directeur de campagne de Pascal Lissouba pour l'élection présidentielle de 1997. En mai 1997, la querelle du tipoye, lancée par Jacques Okoko, membre du RDD, dégénère et un membre de la garde personnelle de Sassou-Nguesso, abat un soldat des FAC à Owando. C'est l'élément précurseur de la guerre civile de 1997.

    L'exil (1997-2007)Modifier

    Le , la victoire des forces de Sassou-Nguesso sur le régime de Lissouba le contraint à la fuite. Il trouve refuge au Gabon, avant de s'installer en exil en Côte d'Ivoire, puis en France.

    En décembre 2001, il est condamné par contumace à 20 ans de travaux forcés pour crimes économiques (bradage des ressources pétrolières du pays).

    En 2007, il bénéficie d'une loi d'amnistie votée par le gouvernement de Sassou-Nguesso. Le 10 août, il rentre au Congo. Depuis, il tente de redynamiser son parti, le RDD.

    Fonctions
    Premier Ministre de la république du Congo
     - 
    Président de la République du Congo
     - 
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    Joachim Yhomby-Opango est un général et homme politique congolais, né le  à Fort-Rousset, président de la République populaire du Congo de 1977 à 1979.

    BiographieModifier

    FamilleModifier

    Jacques Joachim Yhombi-Opango naît le  à Owando, alors appelé Fort-Rousset, dans la région de la Cuvette, au centre de la République du Congo. Ses parents sont de l'ethnie kouyou. Il est marié à Marie-Noëlle et père d'une nombreuse progéniture. Ses parents sont assassinés à Owando durant la guerre civile en 1997.

    Carrière militaireModifier

    De 1947 à 1954, il fréquente l'école primaire de Fort-Rousset. À partir de l'année 1954, il est enfant de troupe à l'École militaire préparatoire Général Leclerc de Brazzaville. Il en sort en 1957 avec le grade de sergent.

    Entre 1957 et 1960, il sert au Tchad.

    De 1960 à 1962, il suit une formation d'officier en France, à l'École militaire interarmes de Saint-Cyr, promotion colonel Bourgoin. Il en sort avec le grade de lieutenant. De façon constante, depuis l'école primaire de Fort-Rousset jusqu'à Saint-Cyr, il a pour compagnon d'études, Marien Ngouabi, auquel des liens de parenté l'unissent.

    De retour au Congo, il est nommé en septembre 1963 commandant de la première compagnie, puis du premier bataillon congolais.

    En 1965, il est nommé Chef du cabinet militaire du Président Massamba-Débat.

    En 1968, il est en poste à Moscou comme attaché militaire depuis deux ans, lorsque le capitaine Ngouabi supplante le Président Massamba-Débat. Rappelé à Brazzaville, il est nommé en août 1968 commandant du bataillon des paracommandos.

    En septembre 1969, il est nommé Chef d'État-major Général avec le grade commandant. À ce poste, son intervention est décisive pour faire échouer le putsch du lieutenant Diawara le .

    En janvier 1973, il est nommé colonel.

    En octobre 1973, il est remplacé à la tête de l'armée par le capitaine Tsika Kabala et est nommé Inspecteur général des forces armées.

    En janvier 1978, Yhombi-Opango devient général de brigade. Il est le premier officier Congolais élevé à ce grade.

    Les débuts en politiques (1969-1977)Modifier

    Yhombi-Opango entre au Comité Central dès la création du Parti congolais du travail (PCT) en décembre 1969.

    En juillet 1974, il est nommé Ministre délégué auprès du Président de la république, chargé de la Défense et de la Sécurité et des Postes et Télécommunications, en cumul de ses fonctions d'Inspecteur général des forces armées.

    Lors de la session extraordinaire du Comité Central du PCT de décembre 1975 qui procède à la radicalisation de la révolution congolaise, il est exclu du Comité central en même temps que Martin M'beri, et démis de son poste d'Inspecteur Général des armées. Il est ensuite nommé Directeur de la Régie Nationale des travaux Publics.

    Le , il se trouve à Owando pour l'inauguration d'un tronçon routier, au moment de l'assassinat du Président Ngouabi.

    La Présidence de la République (1977-1979)Modifier

    Dans la nuit du , réuni d'urgence, l'État Major Spécial Révolutionnaire (EMSR), organe suprême du Parti, décide de sa propre dissolution et de l'institution d'un Comité Militaire du Parti chargé de gérer la crise. Au cours de la même nuit, le Comité Central du PCT entérine la décision. La mission du CMP est d'organiser les obsèques du Président et de diriger l'État jusqu'à la mise en place d'institutions définitives. Yhombi-Opango en est un des onze membres. Le décès de Marien Ngouabi et la mise en place du CMP sont annoncés officiellement le 19 mars. Il organise la veillée mortuaire des proches du président défunt à son domicile de Mpila.

    Dans les jours suivants, une cour martiale est chargée de juger ceux que la Commission d'enquête désigne comme auteurs ou complices. Alphonse Massamba-Débat, présenté comme l'instigateur du complot contre son successeur, est condamné à mort. L'ancien Président de la République est exécuté dès le . Le lieutenant Mboro, le caporal Ontsou et plusieurs membres de la garde présidentielle sont également passés par les armes. Le capitaine Barthélemy Kikadidi, rayé des cadres de l'armée par Marien Ngouabi en 1970, chef du commando selon la version officielle, est condamné à mort par contumace. Les obsèques de Ngouabi se tiennent le .

    Le , le Comité Militaire du Parti communique sa structure définitive. Joachim Yhombi-Opango en est le numéro un et devient le quatrième Président de la République du Congo.

    Le  le CMP promulgue un Acte fondamental de 24 articles qui modifie plusieurs dispositions de la constitution. L'Assemblée Nationale est dissoute. Ses pouvoirs et ceux du Comité Central du PCT sont transférés au CMP. Le même jour, Louis Sylvain-Goma est confirmé au poste de Premier Ministre et forme le nouveau gouvernement.

    Le 6 avril, il prête serment comme Président de la République du Congo. Il déclare œuvrer dans la ligne de Marien Ngouabi pour l'édification d'une société socialiste. Dans la pratique, une inflexion à droite est notable durant son mandat. Les rapports avec la France, exécrables sous Ngouabi, s'améliorent et les relations diplomatiques sont rétablies avec les États-Unis, après 13 ans de rupture.

    Il s'efforce de restaurer la rigueur et l'efficacité dans l'administration publique. Le moindre manquement est réprimé chez les fonctionnaires. La perception des impôts et des droits de douanes est menée de façon impitoyable. Cependant, les difficultés financières de l'État, apparues au cours des deux dernières années de la présidence de Ngouabi, compliquent la tâche du nouveau régime. L'État peine à tenir ses engagements (salaires, dette, etc). L'heure est à l'austérité. Le gouvernement expulse les résidents illégaux et exproprie les commerçants ouest-africains qui, pour la plupart, sont dans ce cas.

    Sur le plan politique, le régime est autoritaire, de type policier. Un couvre-feu est en vigueur dans tout le pays, à partir de 18h00. Par la suite, il est porté à minuit. Les complices de l'assassinat de Marien Ngouabi (du moins ceux qui sont présentés comme tels) sont traqués sans relâche.

    Le , une Cour révolutionnaire d'exception ouvre le procès de 42 personnes, impliquées dans l'assassinat de Marien Ngouabi (en plus de ceux déjà condamnés par la cour martiale de 1978). Après un mois de débats, dix des accusés sont condamnés à mort. Tous sont originaires de la région du Pool et faisaient partie de l'entourage de Massamba-Débat. Sollicité, il leur refuse la grâce présidentielle. Dans la nuit du 6 au 7 au février 1978, ils sont exécutés. Diverses peines sont prononcées contre les autres accusés, proches de Massamba-Débat ou membres de la sécurité de Marien Ngouabi.

    Quelques jours après l'exécution des condamnés, dans la nuit du 13 au , le capitaine Kikadidi, considéré comme le chef du commando qui a assassiné Marien Ngouabi, et dans la clandestinité depuis près d'un an, est repéré dans le quartier de Makelekele où il se terrait, et est abattu.

    Le , le CMP dénonce un vaste complot en préparation, d'inspiration américaine. Une douzaine de personnes, dont Félix MouzabakaniBernard KolelasPatrice Mfina-MatsionaDieudonné MiakassissaAlphonse Nzingoula et André Loufoua, est arrêtée. Les festivités prévues pour la fête nationale, le 15, sont annulées. Le procès des prétendus conspirateurs n'aura jamais lieu.

    Courant 1978, le climat se détériore au sein du CMP. Le capitaine Pierre Anga publie un document intitulé "Ce qui nous divise et les moyens de conjurer une crise dans un processus révolutionnaire", qui dénonce des manœuvres souterraines de Dénis Sassou N'Guesso en vue de supplanter Yhombi-Opango et met en lumière son incurie comme ministre de la défense dans la protection du Président Ngouabi le . Sassou N'Guesso, premier vice-président du CMP, exige et obtient la suspension d'Anga du CMP pour diffamation.

    Sassou N'Guesso, responsable des activités du parti et Ministre de la Défense, allié à Thystère-Tchicaya, l'ancien numéro deux sous Ngouabi, pousse les organisations de masse du PCT (syndicat unique, jeunesse et femmes) à exiger une session extraordinaire du Comité central du PCT, en sommeil depuis l'institution du CMP.

    Yhombi-Opango, que son style martial et une communication déficiente, aux antipodes de celle de son prédécesseur, éloignent des populations, pâtit également d'une campagne de dénigrement menée par le clan Sassou N'Guesso, à travers des tracts qui dénoncent son train de vie et le mettent en cause dans l'assassinat de Ngouabi.

    Devant l'agitation croissante dans le pays, il est contraint de convoquer le Comité Central. Le , dès le premier jour de la session, le Comité Central du PCT dépose le CMP et Yhombi-Opango est démis de sa fonction de Président de la République. Dénis Sassou N'Guesso le remplace, à titre provisoire, dans l'attente du congrès extraordinaire du PCT en mars 1979.

    La traversée du désert (1979-1990)Modifier

    Le , il est arrêté et mis en résidence surveillée à la "Cité des 17", au Nord-Ouest de Brazzaville. Des militaires proches de lui, dont Jean-Michel Ebaka et Pierre Anga, sont également arrêtés. Il est exproprié de ses biens, notamment sa résidence de Mpila. En novembre 1984, après plus de 5 ans de détention sans jugement, il est libéré. Il se retire à Owando. En juillet 1987, il est de nouveau arrêté. Il lui est reproché d'avoir fomenté le renversement de son successeur, Sassou N'Guesso. Plusieurs personnalités militaires et civiles, de l'ethnie kouyou pour la plupart, sont également appréhendées (Henri Eboundit, Jean-Michel Ebaka, Lecas Atondi-Momondjo, …). Le capitaine Anga, refuse de se laisse arrêter et se réfugie dans la forêt proche d'Ikonongo. Il est abattu un an plus tard par l'armée.

    En août 1990, le contexte international et la pression intérieure, notamment la fronde du syndicat unique, contraignent le régime de Sassou N'Guesso à amorcer la démocratisation de la vie publique. Yhombi-Opango retrouve la liberté, comme tous les autres prisonniers politiques. Dans la foulée, il intente un procès à l'État pour l'expropriation de ses biens après son renversement. Il le gagne et récupère tous ses biens. Les dommages et intérêts s'élèvent à près de 1 milliard de francs CFA.

    Deuxième carrière politique (1990-1997)Modifier

    Il crée à la fin de 1990 le Rassemblement pour la Démocratie et le Développement (RDD). Les principales personnalités qui le rejoignent sont Jacques OkokoSaturnin OkabeMarius Mouambenga et Anaclet Tsomambet. Son parti prend part à la Conférence et se positionne dans l'opposition au régime de Sassou-Nguesso. Le RDD appuie l'élection d'André Milongo au poste de Premier Ministre, et place deux ministres dans le gouvernement de transition. En 1992, Yhombi-Opango est élu député d'Owando. À l'élection présidentielle de 1992, il termine sixième avec 5 % des voix, récoltés principalement auprès de l'électorat issu du Nord du pays.

    Le RDD entre dans la coalition de gouvernement conduite par l'UPADS du nouveau Président de la République Pascal Lissouba. Yhombi-Opango préside la mouvance présidentielle et à ce titre signe l'accord pouvoir-opposition du , après la dissolution de l'Assemblée Nationale.

    La mouvance présidentielle gagne les élections législatives anticipées de 1993, et lui-même est réélu député d'Owando. Cependant la coalition URD-PCT conteste les résultats dans plusieurs circonscription. Pascal Lissouba le nomme Premier Ministre le . L'opposition, qui a boycotté le second tour, puis appelé à une désobéissance civile, forme un gouvernement parallèle, dirigé par Jean-Pierre Thystère-Tchicaya. Celui-ci n'aura qu'une existence éphémère.

    Il commence son mandat dans un climat d'insurrection. Pendant plusieurs mois, les milices des deux camps commettent tueries et pillages dans le pays. En janvier 1994, à la suite d'accords politiques et de l'arbitrage d'un collège de juristes africains, la mouvance présidentielle est confirmée dans victoire électorale. Il peut enfin gouverner dans un climat relativement apaisé.

    Cependant, les recettes de l'État sont insuffisantes et la dévaluation de 50 % du franc CFA début 1994 limite sa marge de manœuvre. Sous l'égide des institutions de Bretton-Woods, il met en œuvre la réduction des dépenses publiques, notamment le recensement des agents de l'État, qui met au jour plusieurs fonctionnaires fantômes, et suppression de la journée de travail du samedi (avec réduction conséquente de la rémunération). En dépit de ses actions, le gouvernement peine à honorer ses engagements s'agissant de la dette publique intérieure et accumule les mois de salaire impayés. Cet état de fait accentue la paupérisation des fonctionnaires. La corruption atteint des proportions inquiétantes.

    Parallèlement, l'infrastructure sociale du pays continue de se dégrader. La santé publique et de l'éducation nationale, affectées par la clochardisation de leurs agents, le délabrement des installations et du matériel et des grèves sectorielles, sont les domaines les plus touchés.

    L'armée est secouée de mutineries, dont la portée est cependant limitée.

    Courant 1996, Pascal Lissouba, soucieux de sa réélection, est à la recherche d'un second souffle. Il le remplace par Charles David Ganao, le . Son bilan à la tête du gouvernement est très mitigé.

    En lot de consolation, il est nommé Directeur de campagne de Pascal Lissouba pour l'élection présidentielle de 1997. En mai 1997, la querelle du tipoye, lancée par Jacques Okoko, membre du RDD, dégénère et un membre de la garde personnelle de Sassou-Nguesso, abat un soldat des FAC à Owando. C'est l'élément précurseur de la guerre civile de 1997.

    L'exil (1997-2007)Modifier

    Le , la victoire des forces de Sassou-Nguesso sur le régime de Lissouba le contraint à la fuite. Il trouve refuge au Gabon, avant de s'installer en exil en Côte d'Ivoire, puis en France.

    En décembre 2001, il est condamné par contumace à 20 ans de travaux forcés pour crimes économiques (bradage des ressources pétrolières du pays).

    En 2007, il bénéficie d'une loi d'amnistie votée par le gouvernement de Sassou-Nguesso. Le 10 août, il rentre au Congo. Depuis, il tente de redynamiser son parti, le RDD.

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    Coronavirus : les Congolais s'inquiète de la flambée des prix des produits sur les marchés

    En deux jours du confinement total et de l'état d'urgence décrété le 28 mars à Brazzaville par le président de la République du Congo Denis  Sassou Nguesso suite à Covid 19, certains commerçants ont décidé de doubler les prix des produits sur le marché. Une situation qui n'honore pas les normes établies par les autorités compétentes

     

    Devant cette pandémie de coronavirus le ministère du Commerce a déployé des contrôleurs dans les marchés et établissements de commerce, pour vérifier et constater cette hausse de prix que déplore la population en ce temps de crise.

    «Avant cette pandémie et le discours du président, le sac de foufou était vendu à 35.000francs CFA, aujourd'hui j'ai été surpris de voir que ce même sac est maintenant vendu à 60.000francs CFA ». A déclaré Pulchérie Madzou, habitante de Brazzaville.

    Certains commerçants véreux profitent de cette psychose pour s’enrichir sur le dos de la population, ce qui occasionne la flambée des prix des denrées alimentaires, des gels hydro alcooliques, du pétrole, foufou, savons, et bien d’autres produits indispensables. 

    Cette augmentation des prix des produits alimentaires sur les marchés congolais, n'a pas laissé indifférent Anouchka Wando, une Brazzavilloise : « l'état doit prendre cette situation en mains, car les gens vont mourir même de faim. Le prix d'un bidon de pétrole , foufou, riz , gels hydro alcoolique, savons ...ont été doublés, une situation qui n'honore pas le panier de la ménagère, surtout en ce temps de crise. » 

     Suite à des cris d'alarmes de la population, L'Observatoire congolais des droits de consommateurs par son coordinateur Mermans BABOUNGA invite la population congolaise à plus de vigilance en ce qui concerne les prix sur le marché:« Je demande au peuple congolais d'être éveillé sur les prix des denrées alimentaires avant et à l'heure du Corona Virus.» a t'il évoqué.

    « Si vous en constaté le prix d'un tel ou tel produit augmenté,le mieux serait de me faire part pour que au retour j'alerte la Direction Générale de la représsion. » a renchérit le coordinateur de L'Observatoire congolais des droits de consommateurs..

    Signalons que le président de la République du Congo Denis Sassou Nguesso invite les Congolais à faire preuve de responsabilité face à cet ennemis invisible qui est le Coronavirus.

    Maliche Mbou-Eta

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    08 mars 2020

    Une commémoration en dérive par certains congolais

    Le monde accord la place à la femme, la journée internationale de la femme à été célébré cette année sous le thème : «  Je suis de la Génération Égalité : Levez-vous pour les droits des femmes  ».



    Au Congo, la journée internationale de la femme est fêté par certaines personnes de façon informelle, ce qui met en exergue la lutte des femmes face à l'intégrité social et la réduction des inégalités par rapport aux hommes.
    «Ma fête sera bonne car mon mari m'en a déjà offert un page et une sortie le soir », a indiqué Stella Ingoba , une jeune femme congolaise.
    Pour Antoinette Malanda , présidente d'une ONG qui lutte sur le droit de la femme, l'héritage de Clara Zetkin et de certaines femmes qui ont militées sur le droit de la femme, se vois perdre son sens originel face à certains mœurs qui ne rime pas pas avec l'actualité.
     «  cette journée devrait interpeller la conscience des femmes à continuer la lutte afin le droit de la femme puisse être équitable dans toutes les domaines de la vie.»
    Signalons que , la première dame du Congo Antoinette Sassou Nguesso , à célébré de sa part cette journée à Madingou où de nombreux femmes qui milite sur les droits de la femme ont été décorées.
    Maliche Mbou-eta

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    27 décembre 2019

    Rapport de suivi budgétaire sur l’éducation nationale : le taux de réalisation en dessous de 20%

    Les ressources mises à la disposition de l’enseignement au cours de l’année 2017 n’ont pas atteint la moyenne attendue. C’est ce qu’a voulu présenter la Commission épiscopale justice et paix (CEJP), le 23 décembre, à Brazzaville, dans son rapport enquêtes sur le suivi des projets d’investissements publics.

     

    L’enquête a été réalisée sur des sites ou les projets prévus dans le budget d’investissement national. Elle a tenu compte du contexte économique difficile caractérisé par la baisse du cours du pétrole. L’exécution des projets actés dans le budget de 2017 est en dessous de la moyenne. Les engagements prises dans la réalisation des différents projets visant le secteur éducatif ont été définis vaguement selon le rapport.

    Au ministère de l’Enseignement primaire et secondaire, chargé de l’Alphabétisation (MEPSA), sur onze projets présentés, un seul a été connu et les dix autres sont restés indéfinis.  Pareillement, au ministère de l’Enseignement technique, professionnel, de la Formation qualifiante et de l’Emploi où, sur treize projets initiés, cinq sont visibles. Par contre, au ministère de l’Enseignement supérieur deux sur dix-sept sont définis. D’où, sur quarante et un projets programmés seulement huit qui ont été réalisés durant l’année 2017.

    Selon le coordonnateur national de la Commission épiscopal justice et paix, l’abbé Félicien Mavoungou, au début de chaque année, la CEJP fait état de l’analyse budgétaire de l’éducation nationale et de la santé. Cette commission va dans les différents diocèses pour organiser des ateliers sur le fonctionnement et les charges du budget alloué par les parlementaires. «L’éducation est un élément essentiel car elle est inscrite dans le budget d’investissement. Un pays ne se développe que par l’investissement. Lorsque les pouvoirs publics investissent correctement et judicieusement, nous récoltons tous les fruits. Donc, nous pensons que l’éducation est un levier fondamental pour le développement d’une nation », a-t-il précisé.

    C’est pourquoi la Commission épiscopale a formulé quelques recommandations aux pouvoirs publics. Il s’agit de la transparence dans le choix des opérateurs qui doivent exécuter les actions programmées dans le budget de l’Etat. Aussi la commission demande-t-elle une plus grande transparence dans la gestion et l’exécution du budget d’investissement. Une meilleure présentation des projets afin d’améliorer des conditions de vies des populations. Notons que la CEJP est une entité de l’Église catholique qui travaille dans le plaidoyer social et, depuis, œuvre dans l’éducation en collaboration avec les institutions internationales.

    Maliche Mbou-Eta & Christ Bissila Pondo

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    Noël : les enfants des frères d’armes disparus bénéficient des jouets

    • Société

     

    Le ministère de la Défense a remis, le 24 décembre, à Brazzaville des gadgets aux enfants des militaires morts et blessés dans les opérations. Trois cent dix familles sont concernées, soit cent à Brazzaville et deux cent dix dans d’autres zones militaires de défense.

     

     

    Le ministère de la Défense n’a pas oublié les orphelins laissés par les frères d’armes. Pour leur permettre de célébrer les fêtes de fin d’année et Nouvel An avec faste, la structure leur a remis des jouets de diverses natures. Les enfants des militaires blessés dans les opérations ont également eu leur part.  « Ces kits de jouets remis aux enfants comprennent des jeux récréatifs et éducatifs pour leur faire exercer des activités ludiques et structurants qui vont leur permettre de se solidariser », a expliqué le commissaire colonel Serge Alain Mboungou Ndzambi, directeur de la Fonction militaire et de l’Action sociale.

    Par ailleurs, selon le colonel Jean Kibangou, commissaire en chef de 1re classe, directeur général de l’Administration et des Finances du ministère de la Défense nationale, le geste fait à l’endroit de ces enfants relève de la volonté des autorités politico-militaires qui font de la condition militaire une priorité pleinement assumée par le commandement.  « Je remercie le ministère de la Défense d’avoir pensé à nous et que cette initiative soit pérenne afin de toujours nous donner la joie de vivre comme les autres enfants », a déclaré Précieuse Ndongo, une des bénéficiaires de jouets.

    Selon le colonel Jean Kibangou, le ministère de la Défense œuvre depuis deux ans pour améliorer les conditions sociales des militaires, gendarmes et de leurs familles ainsi que les modalités de mise en œuvre du droit à réparation dans le but de renforcer l’accompagnement des blessés et des familles des décédés en opération.

    Maliche Mbou Eta (stagiaire)

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